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Prise en charge et suivi des accidents d'exposition aux virus (AEV) au (...) Prise en charge et suivi des accidents d’exposition aux virus (AEV) au S.A.U

L. ORSOLINI (1), N. ATTARD (1), JC. REYNIER (1), L. GLASER (1), I. POIZOT-MARTIN (2), M. ALAZIA (1)

(1) CHU Sainte Marguerite (AP-HM), Urgences Sud
(2) CISIH - Marseille

INTRODUCTION

La participation des S.A.U. à la prise en charge des AEV est effective depuis 1998. D’un service à l’autre, la nature des AEV est variable ainsi
que l’organisation de leur prise en charge. Le but de ce travail est de présenter l’épidémiologie et la spécificité des AEV dans notre S.A.U.

METHODES

Etude rétrospective en 2003 comprenant l’analyse des dossiers du S.A.U., du CISIH et de la médecine du travail. Les critères suivants
ont été analysés : délai de prise en charge, % de bilan biologique initial, de consentement à la prophylaxie post exposition (PPE), d’arrêt de traitement
après réévaluation du risque, de perdus de vue.

RÉSULTATS

216 malades ont été admis (61 % F ; 39 % H) ; 47 % ont moins de 30 ans. 50 % des consultations au S.A.U. ont lieu aux heures ouvrables :
71 % pour un accident professionnel, 9 % pour un accident non professionnel et 20 % pour un accident d’exposition sexuelle. Les piqûres sont les
causes les plus fréquentes (53 %) préférentiellement chez les infirmier(e)s. Le patient source est connu dans 60 % des cas pour le VIH, dans
38,5 % pour le VHC et dans 30 % pour le VHB. 73 % des patients se sont présentés dans les 4 heures suivant l’accident et 54 % des prophylaxies
ont pu être débutées. 97 % ont accepté le traitement associant zidovudine + lamivudine + didanosine. Aucune sérovaccination de l’hépatite B n’a
été prescrite. 42 % des malades ont poursuivi le traitement pendant 4 semaines. 21 % des traitements ont été arrêtés par le médecin référent après réévaluation, 9 % ont refusé de poursuivre le traitement initial et 12 % ont été perdus de vue.

CONCLUSION

Le S.A.U. participe à la réception des AEV quelque soit l’heure et le jour. Les accidents professionnels sont dominants. La rapidité de prise en
charge s’explique par un recrutement majoritaire d’infirmier(e)s travaillant au sein même de l’hôpital. La PPE est largement prescrite compte tenu
de l’absence d’information des sérologies du sujet source au moment de l’accident et du % des perdus de vue. Malgré la charge de travail des
AEV au S.A.U, une information plus large doit être diffusée au public et aux professionnels de santé qui méconnaissent en partie l’existence de
cette prévention secondaire.